Emparanoïa – Réflexion

La santé, le bonheur ou le bien-être sont sur les bouches et dans les têtes. En tout cas c’est ce que j’ai constaté en écoutant autour de moi les gens parler. On peut s’en réjouir.

En même temps, le doute envers les grosses compagnies et les institutions existe. On peut s’en étonner.

Dans une société développée, où les besoins primaires sont largement comblés, les peurs (de manquer) subsistent.

En transformant ces peurs (illusions, croyances anxiogènes) en questionnements, il est possible de mieux comprendre une situation, de voir par exemple où le bât blesse, et d’être mieux à même de poser un choix.

Pour moi, une société où un système de santé repose sur le gain est voué à l’échec.

Clinique semi-privée ? Cherchez l’erreur ! Selon moi, c’est clair de comprendre le fonctionnement : qui paye en ligne de compte et qui est gagnant.

« A qui profite le crime ? » est une question toujours pertinente même s’il ne s’agit pas de crime à proprement parler.

Nos peurs nous gouvernent-elles ?

Aujourd’hui, je lance un nouveau mot :

« emparanoïa » (empire + paranoïa) : Empire fondé sur la paranoïa

Aujourd’hui, j’ai confiance que le monde bouge. L’éveil de la conscience est en marche. Les signes se manifestent autour de moi et dans ma vie. J’ai Foi en l’Humain.

Les gouvernements perdent de leur pouvoir de nous faire avaler des couleuvres, gober n’importe quoi.

J’ai l’espoir d’un monde meilleur si tous les êtres humains se donnent la main, si au lieu de voir la division nous voyons l’unité.

A ceux qui ont peur de perdre (l’ordre – établi), je dis : « le pouvoir est aux citoyens ! » Plus que ne le prétend une démocratie.

Pouvons-nous accepter le statu quo sous prétexte que le monde est prétendument peuplé d’ignorants ?

Pensant à Martin Luther King et son célèbre « I have a dream », je déclame :

« I have a purpose »

And I’m not the only one

I hope someday you will join us

And the world will be as one*

*J’ai un but

Et je ne suis pas la seule

J’espère qu’un jour tu nous rejoignes

Et le monde sera uni

Nouveau Départ (26 août 2012)

Hier, dans la voiture, qui me ramenait à la maison de mes parents après un séjour d’une semaine en Turquie, je pensais : je ne sais pas quoi faire de ma vie. Une angoisse m’a agrippée tandis que je ne percevais pas l’horizon derrière le brouillard. Pourtant, je me rassurai soudain en pensant que c’est le propre de l’humain de toujours vouloir connaître l’avenir, de quoi celui-ci sera fait, et de se projeter sans cesse dans le flux continu d’activités. Or, n’est-il pas au contraire plus juste de se laisser aller ? A ses rêveries, ses rêves, ses projets, en accomplissant certains, un à un, en oubliant ou abandonnant d’autres… Sans forcément entrevoir expressément the bigger picture.

Aujourd’hui, je poursuivais ma lecture du troisième volet de la trilogie de Katherine Pancol, « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ». Bien sûr, j’aurais aimé avoir le talent de l’écrivaine, ancienne professeure de lettres, pour réussir à égaler son œuvre, que je trouve admirable, mémorable et imposable. Toutefois, je me sens saisie d’un sentiment irrémédiable entre conscience de mon incapacité à détenir un tel brio et la consolation de mon caractère unique et la croyance qu’un jour je réaliserai quelque chose de grand, de beau par mes seules qualités et particularités. En attendant, je m’inspire et trouve du réconfort et de l’émulation auprès de maîtres à penser.

Dans la salle de bain, plus tard, en faisant ma toilette tardive du matin, j’étais envahie d’une vague de pensées proches de ma philosophie. Mon raisonnement partait de la maxime, puissante et creuse à la fois : les choses viennent à soi. J’étais aux toilettes lorsque cette idée vint me bercer. J’ai essayé de me rappeler qui m’avait murmuré cette douce litanie romanesque que je n’arrivais plus à invoquer que du bout de ma cervelle. Je me suis concentrée. J’ai fouillé les recoins de ma mémoire jusqu’à me souvenir enfin, jusqu’à ce que l’image jaillisse, tel le lapin du chapeau du magicien. Il s’agissait de M. Philippe Dupin dans le livre de Pancol qui me soufflait à l’oreille ces mots évocateurs d’un avenir meilleur, empli de promesses et d’espoir.

Dans les entrelacs de mes pensées individualistes, je parlais à Leo, je prononçais en secret des mots d’amour qui lui étaient destinés, je déversais mes espérances en des lendemains ensoleillés. Je l’aimais d’amour, sans arrière-pensée obscure – car je suis du genre à toujours entrevoir le mal, mon imagination me jouant de ces tours, quand je lui lâche les brides, qu’elle s’emballe et me jette à terre sans ruades pour m’avertir.

Alors, j’ai décidé de monter dans ma chambre et de me mettre à écrire. Après m’être saisie du roman pour retrouver ce passage qui battait en moi à l’unisson de mon cœur frêle, tel un pinson chantant des cantiques au firmament. Après tout, n’avais-je pas connu cette expérience de félicité en me laissant seulement porter par la vie et les signes de l’existence ? Et s’il résidait là le secret d’une vie épanouie ? Pourtant pas si simple à mettre en pratique, dans un monde gouverné par la Raison. Celle de l’Argent évidemment !

Mais, moi, j’ai toujours voulu sortir des sentiers battus, malgré mes faiblesses apparentes et difficilement domptables. Déjà, toute petite, j’explorais chaque recoin du voisinage, des champs bucoliques à la forêt sombre et intrigante. La curiosité et l’insouciance me guidaient. Je ne me souviens pas avoir eu peur de quoi que ce soit. Les éraflures et les saignements, je m’en foutais. Au contraire, j’étais fière des cicatrices de guerrière marquées par mes aventures.

Replongeant dans le souvenir de mon vieux journal intime, je concluais que vouloir être une Star d’Hollywood ne signifie rien tant que l’on n’est pas né pour devenir acteur. L’on ne peut devenir que ce pour quoi l’on est fait. Le tout est de trouver sa raison de vivre, sa raison d’être et de composer avec, même si cela implique de faire un boulot chiant pour survivre. Mais, de mon expérience, il vaut mieux éviter de se projeter dans une carrière flamboyante pour faire comme tout le monde pour se rendre compte au bout du chemin que l’on s’est carrément planté de direction ! Voilà tout l’intérêt de prendre son temps, en dépit d’une société qui voudrait que tout aille vite, de plus en plus vite, pour gagner de plus en plus d’argent. Argent pour faire quoi ? Consommer évidemment, et faire tourner l’économie, pour rapporter encore plus, beaucoup plus, toujours plus, à d’autres !

Alors voilà, j’essaye de retrouver les vers formulés par Philippe Dupin, ancien avocat, reconverti en collectionneur d’art. Ce petit paragraphe qui avait fait mouche n’était pas facile à identifier parmi ces presque quatre cents pages engrangées. Où se trouvait le tintement du clairon qui m’avait fait vibrer ? Réveiller l’âme qui sommeillait au fond du précipice.

Quel contentement éprouvé-je dans le feu de l’écriture ! Si seulement je pouvais me délecter de ce souffle intense dans la continuité des jours qui se lèvent les uns derrière les autres. Succomberai-je enfin au ravissement ? L’hymne semblait moins retentissant à la seconde lecture :

On a tous besoin de croire, d’avoir confiance, de savoir qu’on peut donner tout son cœur à un projet, une entreprise, un homme ou une femme. Alors, on se sent fort. On se frappe la poitrine et on défie le monde.

Pâle et éphémère au regard de la révélation que j’avais éprouvée en imaginant la scène de nouveau plus tôt. Fantasme de nymphette. Je poursuivais néanmoins la retranscription de cette morale.

Mais si on doute…

Si on doute, on a peur. On hésite, on chancelle, on trébuche.

Si on doute, on ne sait plus rien. On n’est plus sûr de rien.

Or, moi, je doutais en permanence.

Il y a soudain des urgences qui n’auraient pas dû être des urgences.

Des questions qu’on ne se serait jamais posées et que l’on se pose.

Des questions qui, soudain, ébranlent les fondements mêmes de notre existence.

Musique et Amour (28 août 2012)

Parallèle entre la musique et l’amour, à la table de la cuisine, au moment d’engloutir une tartine garnie de fromage allégé…

Il y a la musique populaire – la pop, qui vous reste dans le creux de l’oreille, qui ressurgit à tue-tête, à tout moment, sans crier gare, sur des airs entraînants. Celle-ci passe sur les ondes de la radio, la plupart du temps inaperçue, mais néanmoins laisse des traces sonores dans son sillage.

Et il y a la musique de votre cœur, celle que l’on apprend à aimer, qui prend du temps à découvrir, que l’on étudie sous toutes ses gammes, dans tous ses accords, selon toutes ses notes, que l’on dissèque en chaque mot prononcé, pour en extraire le sens, le jus, l’essence, le fin nectar. Cette musique-là nous ressemble, nous fait vibrer. C’est la mélodie qui trouve un écho au plus profond de notre être.

Distinction entre superficialité qui plaît à tout le monde et essentiel qui vous pique en plein vif, comme personne d’autre, unique à soi-même. C’est cela qui procure du bonheur. Comme trouver son havre de paix dans le monde, sa place à part entière, sa raison d’être…

L’amour de sa vie.

Ces idées qui me viennent comme sorties de nulle part, qui s’enchaînent pour exprimer une allégorie, qui débouchent sur l’écriture. Pourquoi me viennent-elles maintenant, après un vide cruel de plusieurs mois ? Es-ce parce que je n’ai à me préoccuper de rien : ni de faire un boulot chiant et stressant, ni de payer des factures, ni de cuisiner ? Ou est-ce simplement les caprices de la créativité, qui va et vient, à son gré ? Il est indéniable qu’il me faille un temps, un espace surtout, pour créer. Mais la création est avant tout, en tout cas pour moi, une impulsion, non contrôlable mais canalisée. Pas une réflexion, mais un état de grâce. Une révélation. La créativité n’est sûrement pas réservée à une élite de rentiers !

L’Amour y est-il pour quelque chose ? Sans doute. Cette petite étincelle qui embrasse les sens, et embrase le corps et l’âme d’une flamme indolore, mais puissante, capable de donner des ailes aux plus peureux [pauvres].

L’environnement également doit jouer un rôle dans l’épanchement de sa créativité : calme, tranquillité, isolement, confort…

Stimuli et lieu propice : la combinaison gagnante de l’écriture. [J’ajouterai la disponibilité.]

Pensées de Saint-Valentin

Le plus beau cadeau vient du coeur. Sa valeur intrinsèque n’a pas de prix.

L’amour est comme un verre que l’on consomme jusqu’à ce qu’il soit vide. Pour l’artiste, le verre est un contenant qu’il ou elle remplit à l’infini.

Love forgives the lover
even his lust

–  Friedrich Nietzsche

Ironiquement, l’aphorisme emploie « his »!

Alpha Beauty

Once again synchronicity bridges the divide.  I was at Wild Gecko, the artisanal gift shop, talking to Poem, one of the owners, about how I believe that studying and appreciating beauty allows us to feel what God is like.  Beauty having a purpose which, if we contemplate, reveals something delightful within our inner space. It connects us to the purpose of creation. The unfolding of joy and the continuation of inspiration.

You are right that perfection isn’t what I or we should be looking for because the truth is we already are perfect and if we align our personality ego to soul we will feel beautiful.  The fact that we exist is perfection playing its purpose, naturally.  Recognizing Beauty allows us to celebrate the essence of what is perfect.  The more I observe what is beautiful and give critical thought, the more I realise a spiritual experience.

Just my thoughts – as I celebrate all that is beautiful in me and the world around me.

Giving thanks for being here on Earth in this time.
Love flows.  Have a great weekend.

Peacemaker
—-

Tomorrow is now.
–Eleanor Roosevelt

Quote from Dr. William B. Stewart

Everything we think, everything we say, everything we do, is either health creating or health negating.
When we begin to look at health and healing that way, we can enter the realm of health creation from anywhere — nutrition, exercise, contemplative practice, relationship.

The Lost Symbol

Going out this afternoon, I saw in front of a neighbour’s house a paper box with a sign « Free » containing several books. My attention was drawn to the one reading « The Lost Symbol » written by Dan Brown. Next to it was also « The Rainmaker », as well as one book by Patricia Cornwell and two other books, in English too. I took them all and brought them inside my apartment, then went out again. I saw two small girls collecting the box. I said « Thank you » to them. One replied « You’re welcome ».

When I got back this evening, I checked on internet what « The Lost Symbol » was about. It is a great coincidence because I have lived occurrences of the number 33 during my trip that ended a few weeks ago. I did some research on the web and became interested in free masonry (which is not completely new to me since I studied at the Université Libre de Bruxelles).

I’m excited to read the book.

That event answered one question I was asking myself today which was « why did I come to live in here? ».

Life is amazing!

To live in the world without becoming aware of the meaning of the world is like wandering about in a great library without touching the books.

– The Secret Teachings of All Ages.

To know more about « The Lost Symbol »:

http://www.freemasonlostsymbol.com/