A tourist in Burlingame

Je suis à San Francisco (enfin, en banlieue, dans une ville qui s’appelle Burlingame). Faisant le lien avec l’article précédent (How do you get wise? And how to be a free thinker?), je suis venue seule ici, non seulement pour assister à une conférence sur les applications mobiles APPNATION, mais aussi pour une raison personnelle, qui se révèle – chose plutôt surprenante en Californie – spirituelle.

An experience that allows me to know who I am and teaching me about life’s many possibilities, outside the box.

Les Etats-Unis sont encore une nouvelle expérience par rapport au Québec. Une créature étrange pour la Belge que je suis. Heureusement ai-je vécu en Angleterre pendant un an et demi (en 2003, 2004-2005).  Il y a tant à voir et à découvrir ! Le monde est fascinant.

Ma première impression des USA, en étant à Boston pour la deuxième fois, est celle d’une société à deux vitesses : d’un côté, le modèle Walmart, bon marché ; de l’autre… Je ne le connais pas encore celui-là. Cela ressemble probablement à WallStreet. San Francisco me montrera peut-être une autre facette des Etats-Unis. La comparaison entre monde anglo-saxon et francophonie est aussi pertinente.

Je ne peux m’empêcher de penser au roman Globalia de Jean-Christophe Rufin: terrorisme, endoctrinement, honte de la vieillesse…

Les chocs en Amérique du Nord sont aussi vivaces qu’en Afrique. Ils se confrontent à un trop-plein d’idées reçues, d’acquis accumulés tout au long d’une vie. Entre l’Europe et l’Amérique du Nord, il y a un océan de la taille d’un monde (même si l’Europe a été américanisée).

Le voyage prend beaucoup de sens à travers les personnes rencontrées.

J’ai rencontré dans le tram à Boston une dame qui allait en Floride voir sa fille et ses petits-enfants. Elle était venue d’Italie à l’âge de 20 ans. Elle me dit que « le voyage est la meilleure éducation » et que « chaque pays a ses particularités ». L’Italie lui a manqué au début mais, si elle retournait dans son pays natal, son pays d’adoption lui manquerait : « This is home. »

Il y a aussi eu cet étudiant en pharmacie d’origine nigériane à côté duquel j’étais assise pendant le vol de Boston à Atlanta. Nous avons parlé durant toute la durée du vol (2 heures). Il croyait tout savoir sur les hommes et les femmes. Comment pourrait-il ? Nous nous sommes entendus sur un point : le lien entre sagesse et expérience : « Experience is the best teacher ».

Je me suis promenée cet après-midi à Burlingame. C’est calme. Les gens sont polis. Il y a de gros arbres le long des routes, et des palmiers. Les maisons reflètent la Californie. Un côté de Midi de la France. Il y a déjà des décorations de Noël, alors que subsistent citrouilles et épouvantails d’Halloween.

J’ai croisé un monsieur et son petit-fils. Je pense que l’homme m’a confondue avec quelqu’un d’autre (encore un sosie ?) car il m’a demandé si j’étais allée travailler – chose étonnante pour lui en ce jour de congé, lendemain de Thanksgiving. Je lui ai répondu que j’étais une touriste. Les passants étaient peut-être eux aussi surpris de me voir prendre des photos. Je ne suis pas certaine que ce soit courant dans les rues de cette banlieue de San Francisco.

Bienvenue à Burlingame



The place where I'm staying (in an appartment room)

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